Confrontations

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dimanche 13 novembre 2016

Sous la pluie, mais déterminé-e-s contre le Center Parcs de Roybon

Notre collectif avait pris l'initiative de cette ballade car il nous paraissait important de montrer que l’opposition concrète à ce grand projet inutile ne faiblissait pas, que la solidarité existe contre les Center Parcs et les grand travaux inutiles et qu'il ne fallait pas attendre les résultats de l'appel « de Pierre et Vacances » contre la décision d'arrêt des travaux obtenue en juillet 2015.

Une balade naturaliste a donc été mise sur pied avec l'appui de la FRAPNA Rhône et d'un naturalistes local.

Singing on the rain

Samedi 1 octobre 2016, malgré une pluie battante, nous nous sommes retrouvés à 23 pour la ballade. Guidés par nos naturalistes préférés, nous avons découvert ou redécouvert la biodiversité et les richesses du milieu dont les rares et discrètes salamandres noire et jaune, les enjeux liés à l'eau et à sa pollution par le projet, la dévastation de zones importantes par les engins de chantier et la tentatives de financer en douce l'évacuation des eaux usées du Center Parc en siphonnant l'argent des collectivités. En témoignent les kilomètres de tuyaux laissés à l'abandon, par les services du département. roybon-evac-eaux-use_esjpg.jpg

Des zadistes, des militant-e-s des FRAPNA Isère, Drôme et Rhône et de PCSCP, des individus du coin se sont retrouvés, ont discuté et ont fait connaissance. Nous avons été chaleureusement accueillis par les zadistes sur plusieurs de leurs sites. Bref des rencontres, des discussions utiles, des échanges entre les divers groupes qui luttent sans forcément se connaître et des idées d'actions à mettre en place, si le projet ne retourne pas dans les poubelles de l'Histoire. salamandre_1_octobre

Des informations du front juridique : l'appel de « Pierre et vacances » devant la Cour Administrative d'Appel (CAA) de Lyon

Décembre 2014

Par une décision en référé du tribunal administratif de Grenoble, confirmée sur le fond à l'été 2015, le tribunal avait alors annulé l'arrêté du préfet de l'Isère du 3 octobre 2014 qui autorisait le projet au titre de la loi sur l'eau, au motif de l'insuffisance des mesures prises par le groupe Pierre & Vacances pour compenser la destruction de zones humides. Le tribunal pointait le « morcellement", "la dispersion" et "la distance" des sites de compensation "situés sur cinq départements, de l'Ardèche à l'Ain et au nord de la Haute-Savoie ». En revanche il déboutait PCSCP et la FRAPNA de leurs plaintes contre les arrêtés préfectoraux pris au titre de l'assainissement et de l'autorisation de destruction d'espèces protégées. P & V, toujours avide d'alimenter sa pompe à Phynances aux frais des contribuables a fait appel de ce jugement auprès de la cour administrative d'appel (CAA) de Lyon.

3 novembre  2016

L'appel a commencé à être jugé. Le rapporteur public de la CAA demande la confirmation de la décision du jugement de Grenoble au titre de l'arrêté « Loi sur l'eau ». Il demande aussi l'annulation des deux autres jugements qui déboutaient la FRAPNA et PCSCP. Pour le rapporteur, l'impact du projet est global et rien ne doit être saucissonné. Pour lui, il n'y a pas « de raisons impératives d'intérêt public majeur » justifiant la destruction des espèces menacées.

Pour information, c'est en s'appuyant sur les mêmes points (Loi sur l'eau et destruction d'espèces protégées) que le rapporteur public du procès NDDL actuellement jugé en en appel à Rennes a demandé l'annulation du projet d'aéroport..

Prudence , prudence

Il faut cependant rester prudent et se méfier de la justice de notre pays car si généralement, l'avis du rapporteur est suivi, ce n'est pas automatique et un des porte-parole de P & V  a estimé qu'il s'agissait d'un simple avis du rapporteur public, et que « Nous restons convaincus du bien-fondé économique et de la qualité environnementale du projet ».

Mobilisation des exécutifs de l'ultra droite libérale en Rhône-Alpes

Cet avis a fait ressortir du bois quelques figures bien sinistres : Wauquier (Région) et Barbier (président du CD d' Isère), figures incontournables des grands travaux inutiles et indéfectibles soutiers des intérêts privés. Ces tristes sires on pondu un communiqué commun. Ils déclarent : « rester convaincus de l'intérêt du projet et de son impact positif pour l'écosystème local. En dépit de l'avis du rapporteur public, nous sommes confiants (...) Respectons le travail de la justice et gardons-nous des déclarations intempestives concernant l'issue finale ».

Pour finir

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore le monde merveilleux des Center Parcs, une piqûre de rappel avec une visite guidée à l'initiative de PCSCP :

Deux liens utiles

Communiqué de PCSCP sur les trois recours :

Un compte-rendu précis de l'audience du 3 novembre sur Rue 89 Lyon

mercredi 20 avril 2016

samedi 13 février 2016 aux Sarrazineurs : Réunion d'information et débat sur la lutte contre le Center parc de Roybon avec l'association « Pour des Chambarans sans Center Parc »

pour des Chambarans sans Center Parcs !

Un projet inutile, un de plus, près de chez nous

Depuis 2007, le groupe Pierre et Vacances fait tout pour implanter dans la zone des Chambarans sur la commune de Roybon (Isère) un de ces pièges à touristes dont il a le secret : un Center Parc. Il s'agit de construire un village de vacances privé et clos de 1024 bungalows en location et une bulle tropicale de30 000 m3 avec végétation tropicale, bains à remous, boutiques, restaurants... Bref un véritable paradis artificiel peint en vert.

Destruction des milieux et privatisation des profits

Pour installer cette merveille, il faut de l'eau et des terrains. Cela tombe bien : les Chambarans sont une zone boisée et aussi une zone humide. Pour aménager tout cela, il faut donc détruire cet environnement prétendument sans valeur mais d'une exceptionnelle richesse écologique. Avec ce projet, Pierre et Vacances compte se faire un maximum d'argent. Comment ? En siphonnant les financements publics, en rachetant à bas prix la terre agricole pour la revendre au prix du terrain à bâtir et en louant très cher ses clapiers à touristes. Cette destruction irréversible des milieux, de la qualité et des modes de vie locaux, est appuyée par le Conseil général de l'Isère et la préfecture, avec la complicité des bureaux d'études spécialisés qui truquent les résultats des études d'impact et les mesures dites « compensatoires ». Tout cela est justifié au nom de l'emploi à tout prix avec pour les habitants les plus chanceux, une vie de balayeurs en CDD à temps partiel.

Une situation locale tendue

Dès 2009, les locaux et des opposants extérieurs s'organisent pour lutter contre ce projet. De nombreuses manifestations, des actions, des procédures juridiques se succèdent. Les pro-center parc s'organisent également et menacent les opposants sur le terrain. Une ZAD (Zone À Défendre) se crée sur le site, fin 2014. En juillet 2015, la justice annule l'arrêté préfectoral pris au titre de la loi sur l'eau. Pour le moment les travaux sont donc bloqués, mais Pierre et Vacances conteste la décision.

Information et solidarité

Nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux, afin de faire le point sur cette lutte complexe, ses buts et moyens et développer la solidarité et des échanges, car à Roybon comme ailleurs :

Non aux Center Parcs et à tous les grands travaux inutiles !

Pour découvrir le PCSCP click molette Vidéo Envoyé Spécial sur les Chambarans click molette